12 septembre 2009
Volonté
Volonté (n.f.) : qualité d'une personne qui veut les choses avec énergie et fermeté.
Être volontaire en CM2 veut dire :
- vouloir aider les camarades en difficulté
- vouloir travailler
- être actif
- vouloir bien faire les choses
Carla, Dorian, Alexis, Camille
11 septembre 2009
Sérieux
Sérieux (adj. et n.m.) : qui attache de l'importance et porte beaucoup d'attention à ce qu'il fait.
Être sérieux en classe c'est :
- être attentif aux consignes
- être concentré dans le travail
- s'appliquer
- avoir un bon comportement
- participer
- bien écrire
- faire de son mieux pour avoir de bonnes notes
- faire des efforts.
Pierre, Angelo, Marion, Mathilde
10 septembre 2009
Respect
RESPECT (n.m) : sentiment qui porte à traiter quelqu’un, quelque chose, avec de grands égards, à ne pas lui porter atteinte.
Comment appliquer le respect en CM2 :
- ne pas couper la parole au maître
- écouter le maître quand il parle, écouter les consignes
- en classe ne pas empêcher les autres élèves de travailler
- ne pas couper la parole à un camarade
- lever le doigt avant de parler
- ne pas dire de gros mots
- ne pas abîmer les affaires des autres
- ne pas déranger les classes mitoyennes
- ne pas voler les affaires des autres
Ivana, Manon, Marie-Sandra, Sarah
09 septembre 2009
Méthode
Méthode (n.f.) :
1. Manière d'agir en suivant un ordre logique.
2. Ensemble de procédés permettant de parvenir à un résultat.
Pour être méthodique en classe il faut :
- être organisé et écouter
- ranger son cartable, ses affaires
- organiser son travail
- écouter les conseils du maitre ou les recettes
- trouver des solutions à un problème
Océane, Chloé, Noé, Fabien
Confiance
Confiance (n.f) :
1. Sentiment qu'on éprouve quand on sait que quelqu’un est honnête qu'on peut se fier à lui.
2. Sentiment que l'on éprouve quand on sait qu'on ne sera pas déçu, pas trompé.
La confiance au CM2 c’est :
- se confier à un autre élève, lui dire qu’on ne comprend pas
- avoir confiance en soi
- faire confiance aux autres élèves
- faire confiance au maître et à nos parents
- que le maître et nos parents nous fassent confiance
Mathieu, Mathis, Océane, Coralie
08 septembre 2009
Assiduité
Assiduité (n.f.): exactitude à se trouver là où l'on doit être (synonyme : ponctualité, régularité)
Ponctualité: qualité d'une personne ponctuelle, qui arrive à l'heure.
Au CM2, être assidu c'est :
- arriver à l’heure
- faire ses devoirs quand il le faut
- être motivé
- nos parents doivent aussi être assidus : ils doivent nous soutenir, nous motiver, nous amener à l’école à l’heure, signer les mots, …
Jean, Kenzi, Isaure, Tiffany
07 septembre 2009
Application
Application (n.f.) : soin
S'appliquer en CM2 c'est :
- s'appliquer en écrivant
- s'appliquer en classe
- s'appliquer à écouter
- faire son travail avec soin
- s'appliquer en rangeant, prendre soin de ses affaires
Morgane, Lise, Laurine
03 août 2009
Jean JAURÈS
La lettre de Jean Jaurès aux instituteurs
"Vous tenez en vos mains l'intelligence et l'âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie. Les enfants qui vous sont confiés n'auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d'une rue, à faire une addition et une multiplication. Ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son histoire : son corps et son âme. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu'est une démocratie libre, quels droits leur confère, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. Enfin, ils seront hommes et il faut qu'ils aient une idée de l'homme, il faut qu'ils sachent quelle est la racine de toutes nos misères : l'égoïsme aux formes multiples ; quel est le principe de notre grandeur : la fierté unie à la tendresse. Il faut qu'ils puissent se représenter à grands traits l'espèce humaine domptant peu à peu les brutalités de la nature et les brutalités de l'instinct, et qu'ils démêlent les éléments principaux de cette œuvre extraordinaire qui s'appelle la civilisation. Il faut leur montrer la grandeur de la pensée ; il faut leur enseigner le respect et le culte de l'âme en éveillant en eux le sentiment de l'infini qui est notre joie, et aussi notre force, car c'est par lui que nous triompherons du mal, de l'obscurité et de la mort.
Eh ! Quoi. Tout cela à des enfants ! Oui, tout cela, si vous ne voulez pas fabriquer simplement des machines à épeler. Je sais quelles sont les difficultés de la tâche. Vous gardez vos écoliers peu d'années et ils ne sont point toujours assidus, surtout à la campagne. Ils oublient l'été le peu qu'ils ont appris l'hiver. Ils font souvent, au sortir de l'école, des rechutes profondes d'ignorance et de paresse d'esprit, et je plaindrais ceux d'entre vous qui ont pour l'éducation des enfants du peuple une grande ambition, si cette grande ambition ne supposait un grand courage.
J'entends dire, il est vrai : "A quoi bon exiger tant de l'école ? Est-ce que la vie elle-même n'est pas une grande institutrice ? Est-ce que, par exemple, au contact d'une démocratie ardente, l'enfant devenu adulte ne comprendra point de lui-même les idées de travail, d'égalité, de justice, de dignité humaine qui sont la démocratie elle-même ?"
Je le veux bien, quoiqu'il y ait encore dans notre société, qu'on dit agitée, bien des épaisseurs dormantes où croupissent les esprits. Mais autre chose est de faire tout d'abord, amitié avec la démocratie par l'intelligence ou par la passion. La vie peut mêler, dans l'âme de l'homme, à l'idée de justice tardivement éveillée, une saveur amère d'orgueil blessé ou de misère subie, un ressentiment et une souffrance. Pourquoi ne pas offrir la justice à des cœurs tout neufs ? Il faut que toutes nos idées soient comme imprégnées d'enfance, c'est-à-dire de générosité pure et de sérénité.
Comment donnerez-vous à l'école primaire l'éducation si haute que j'ai indiquée ? Il y a deux moyens. Il faut d'abord que vous appreniez aux enfants à lire avec une facilité absolue, de telle sorte qu'ils ne puissent plus l'oublier de la vie et que, dans n'importe quel livre, leur œil ne s'arrête à aucun obstacle. Savoir lire vraiment sans hésitation, comme nous lisons vous et moi, c'est la clé de tout. Est-ce savoir lire que de déchiffrer péniblement un article de journal, comme les érudits déchiffrent un grimoire ? J'ai vu, l'autre jour, un directeur très intelligent d'une école de Belleville, qui me disait : "Ce n'est pas seulement à la campagne qu'on ne sait lire qu'à peu près, c'est-à-dire point du tout ; à Paris même, j'en ai qui quittent l'école sans que je puisse affirmer qu'ils savent lire". Vous ne devez pas lâcher vos écoliers, vous ne devez pas, si je puis dire, les appliquer à autre chose tant qu'ils ne seront point par la lecture aisée en relation familière avec la pensée humaine. Qu'importent vraiment à côté de cela quelques fautes d'orthographe de plus ou de moins, ou quelques erreurs de système métrique ? Ce sont des vétilles dont vos programmes, qui manquent absolument de proportion, font l'essentiel.
J'en veux mortellement à ce certificat d'études primaires qui exagère encore ce vice secret des programmes. Quel système déplorable nous avons en France avec ces examens à tous les degrés, qui suppriment l'initiative du maître et aussi la bonne foi de l'enseignement, en sacrifiant la réalité à l'apparence ! Mon inspection serait bientôt faite dans une école. Je ferais lire les écoliers, et c'est là-dessus seulement que je jugerais le maître.
Sachant bien lire, l'écolier, qui est très curieux, aurait bien vite, avec sept ou huit livres choisis, une idée, très générale il est vrai, mais très haute de l'histoire de l'espèce humaine, de la structure du monde, de l'histoire propre de la terre dans le monde, du rôle propre de la France dans l'humanité. Le maître doit intervenir pour aider ce premier travail de l'esprit ; il n'est pas nécessaire qu'il dise beaucoup, qu'il fasse de longues leçons ; il suffit que tous les détails qu'il leur donnera concourent nettement à un tableau d'ensemble. De ce que l'on sait de l'homme primitif à l'homme d'aujourd'hui, quelle prodigieuse transformation ! Et comme il est aisé à l'instituteur, en quelques traits, de faire sentir à l'enfant l'effort inouï de la pensée humaine !
Seulement, pour cela, il faut que le maître lui-même soit tout pénétré de ce qu'il enseigne. Il ne faut pas qu'il récite le soir ce qu'il a appris le matin ; il faut, par exemple, qu'il se soit fait en silence une idée claire du ciel, du mouvement des astres ; il faut qu'il se soit émerveillé tout bas de l'esprit humain qui, trompé par les yeux, a pris tout d'abord le ciel pour une voûte solide et basse, puis a deviné l'infini de l'espace et a suivi dans cet infini la route précise des planètes et des soleils ; alors, et alors seulement, lorsque, par la lecture solitaire et la méditation, il sera tout plein d'une grande idée et tout éclairé intérieurement, il communiquera sans peine aux enfants, à la première occasion, la lumière et l'émotion de son esprit. Ah ! Sans doute, avec la fatigue écrasante de l'école, il vous est malaisé de vous ressaisir ; mais il suffit d'une demi-heure par jour pour maintenir la pensée à sa hauteur et pour ne pas verser dans l'ornière du métier. Vous serez plus que payés de votre peine, car vous sentirez la vie de l'intelligence s'éveiller autour de vous.
Il ne faut pas croire que ce soit proportionner l'enseignement aux enfants que de le rapetisser. Les enfants ont une curiosité illimitée, et vous pouvez tout doucement les mener au bout du monde. Il y a un fait que les philosophes expliquent différemment suivant les systèmes, mais qui est indéniable : "Les enfants ont en eux des germes, des commencements d'idées". Voyez avec quelle facilité ils distinguent le bien du mal, touchant ainsi aux deux pôles du monde ; leur âme recèle des trésors à fleur de terre : il suffit de gratter un peu pour les mettre à jour. Il ne faut donc pas craindre de leur parler avec sérieux, simplicité et grandeur.
Je dis donc aux maîtres, pour me résumer : lorsque d'une part vous aurez appris aux enfants à lire à fond, et lorsque d'autre part, en quelques causeries familières et graves, vous leur aurez parlé des grandes choses qui intéressent la pensée et la conscience humaine, vous aurez fait sans peine, en quelques années, œuvre complète d'éducateurs. Dans chaque intelligence, il y aura un sommet, et, ce jour-là, bien des choses changeront".
[Jean Jaurès, La Dépêche de Toulouse, 15 janvier 1888]
14 novembre 2008
Dans la classe
Un reporter intrépide a réussi à s'infiltrer aujourd'hui dans notre classe (il a été bigrement rusé, il a réussi à usurper l'identité du maître) pour vous faire partager un moment de notre journée de travail.
Voici donc quelques photos prises en classe en plein travail : les enfants sont sages et concentrés ! 


Voir aussi l'album photo "Rallye mathématiques" : nous participons à un concours régional en mathématiques en trois manches dont la première s'est déroulée ce matin en classe.
Le rallye est organisé en trois manches d'une durée d'une heure. Il s'agit d'un concours par classes entières. Ainsi tous les élèves doivent communiquer et participer à la solution retenue par la classe. La classe résout des problèmes (parmi les huit proposés), puis en choisit obligatoirement trois et trois seulement qu'elle pense avoir "justes".
Pour chaque problème retenu, la classe donne une réponse unique, rédigée par les élèves. La classe peut utiliser tous les outils qu'elle demande (règle, papier calque, compas, pâte à modeler, récipient, calculette,... pas seulement des crayons...). Pour chaque manche, chaque classe dispose de 100 points. Chaque problème a une valeur en points. Pour chacun des trois problèmes choisis, s'il est résolu correctement ses points sont ajoutés sinon ils sont soustraits. Dans chaque département, la classe du cycle 3 qui aura obtenu le plus de points à l'issue des trois manches est sélectionnée pour participer à la finale régionale (En cas de premiers ex-æquo le jury procédera par tirage au sort). Organisée sous le parrainage de l'IUFM et de L'IREM de Toulouse sous la tutelle de Monsieur le Recteur de l'Académie de Toulouse, cette finale régionale se déroule à l'université Paul Sabatier à Toulouse.
Principaux objectifs du Rallye-Mathématique : faire résoudre des problèmes "pour chercher" sur les nombres, la géométrie ou la logique. Les élèves devront :
- émettre des hypothèses, faire des choix, contrôler des réponses
- argumenter, communiquer leurs démarches
- faire un apprentissage de la vie (dans la gestion du temps, en constituant une équipe se mesurant à d'autres équipes.).
04 septembre 2008
Notre CM2, comment ça marche ?
Quelques principes de fonctionnement pour notre classe :
- L’enseignant doit apporter et faire acquérir aux enfants des savoirs ; il doit aussi leur donner des méthodes. Les enfants doivent avoir le souci d’acquérir ou de mettre en pratique cinq compétences : respect, sérieux, volonté, méthode, confiance (voir fiche spécifique "contrat" signée par chacun). Nous devons être tous très rigoureux sur ces valeurs à développer
- Les enfants doivent apprendre à être responsables : ils doivent s’organiser pour faire leur travail et gérer le travail à faire. Tous les soirs, il est important de revoir ce qui a été fait dans la journée ; ce travail personnel quotidien ne sera pas marqué dans l’agenda, il doit être régulier et automatique. Sur l’agenda sera noté le travail à long terme (récitation, recherche, travail à faire sur un délai de quelques jours ou plus).
Pour aider les enfants à bien s’organiser et être autonome le maître donnera l’emploi du temps qui servira de base à notre travail hebdomadaire. Chacun saura ainsi ce que nous devons faire dans la journée. Une leçon écrite le mardi en grammaire sera à connaître par coeur le mardi suivant. Tous les jours sera noté sur un tableau affiché en classe le "menu du jour" (le programme exact de la journée, les enfants peuvent le copier au brouillon, il devrait aussi être publié sur le blog). Les enfants sauront eux-mêmes donc quel cahier ou quel livre préparer au moment opportun. En consultant le menu du jour, chacun peut aussi savoir quoi emporter le soir dans son cartable. Il sera aussi précisé à chaque séance si le travail que nous allons faire sera "fait ce jour" (nous aurons eu le temps de faire les exercices prévus dans le temps donné ce jour là et donc si le travail n’est pas terminé il sera à finir personnellement au plus tard pour la séance suivante dans la même matière) ou "en cours" (travail prévu sur plusieurs séances, travail que l’on peut avancer à la maison si l’on veut mais qui sera dans tous les cas poursuivi aussi en classe, le maître pourra proposer aux plus rapides des exercices supplémentaires facultatifs). Le travail marqué sur l’agenda et le travail en cours sont notés au tableau et visibles tout le temps. Les enfants auront à disposition le soir les cahiers ou classeurs utilisés dans la journée (une fois par semaine, lundi et jeudi, pour le grand cahier bleu ou le rouge, le maître pourra les garder un soir pour les corriger).
Nous utiliserons un porte-vue organiseur, dans lequel nous rangerons tout le travail sur feuille ou fiche non terminé ou non corrigé, les enfants rangeront ensuite les fiches ou feuilles dans les classeurs concernés.
- Double-correctionDouble-correction : le maître propose aux enfants un principe d’autocorrection des fautes d’écrit grâce à un code mis en place. Ce principe leur permet de mieux cerner leurs fautes d’écrits, de les comprendre et donc mieux les corriger. Ces corrections sont à faire très régulièrement. Chaque exercice que annoté doit être ensuite corrigé soit en classe collectivement soit à la maison. le maître contrôle ensuite cette correction en faisant un trait de couleur à côté de la première annotation. Il est totalement inutile de réaliser du travail en classe si ce travail n’est pas ensuite consulté et corrigé personnellement. Ouvrir un cahier le soir ne serait-ce que pour se dire " j’ai fait ça, j’ai réussi " permet de bien mémoriser les notions abordées.
- Pour chaque " nouvelle " leçon, nous faisons d’abord le point sur les acquis des enfants, puis à partir d’exercices nous essayons de déterminer les règles, ce qui est à apprendre. Pour un savoir " neuf ", les enfants devront d’abord " construire " la notion avec des exercices de découverte, apprendre la règle, la leçon, pour réinvestir ensuite ceci dans des exercices d’entraînement ou d’approfondissement.
Leçons: récitation, règles écrites dans les classeurs outils, mots nouveaux (répertoire), comprendre les méthodes, ... Il ne suffit pas de mémoriser à court terme, de répéter, il faut se rappeler (se remémorer), s’entraîner à faire, savoir faire.
- Les enfants sont placés en groupes car ils ont le droit d’échanger, de demander, d’expliquer en travaillant pour mieux comprendre. Ils devront parfois aussi travailler en groupe pour donner une réponse ou présenter un travail.
- Évaluations, contrôles, notes : évaluations régulières à court terme (interrogations, exercices notés, en cours d'apprentissage) pour vérifier si l’enfant apprend ses leçons, fait son travail ; évaluations/contrôles à long terme (après apprentissage) pour vérifier si les compétences ont été effectivement acquises. Les évaluations de fin de période seront annoncées sur l’agenda. Le maître pourra proposer aux enfants qui en ont besoin des exercices de réinvestissement pour acquérir au mieux les compétences abordées ou essayer de combler certaines lacunes.














































